lundi 9 février 2015

Le Naufrage du TITAN de Morgan Robertson



C'était le plus grand navire en exploitation et la plus prestigieuse création de l'homme. Toutes les science et tous les corps de métiers connus de notre civilisation avaient contribué à sa construction et assuraient sa maintenance.
Insubmersible, indestructible, il transportait le nombre minimum de chaloupes qu'exigeait la loi

Couverture FUTILITY


C'est ce qu'écrivait en 1898 Morgan Robertson, dans ce roman d'une extraordinaire intensité, tout d'abord intitulé Futility. Quatorze ans avant la plus grande tragédie maritime civile de tous les temps, cette histoire préfigurait étrangement le drame véritable.


Un siècle lus tard, le Naufrage du Titan, traduit enfin fidèlement en français, n'a rien perdu de sa puissance de choc. La lecture en est passionnante en soi, mais la question reste posée: s'agit-il d'une étrange série de coïncidences, ou faut-il y voir quelque chose d'infiniment plus mystérieux

                 
Vous connaissez tous le Titanic, qui dans les années 90 avec la musique de Céline Dion, ou encore Léonardo Dicaprio qui a vu l’un de ses plus grands rôles au cinéma. Mais cette histoire est vraie car dans la nuit du 15 avril 1912, le paquebot de la White Star Line coule à cause d’un iceberg dans l’Atlantique Nord. Maintenant si je vous disais que quatorze ans avant cela, un livre relate quasiment la même histoire, enfin du naufrage. 


Morgan Robertson (1861-1915)
                Ce livre publié en 1898 par l’auteur américain Morgan Robertson (1861-1915) qui avant le 15 avril 1912 n’a pas connu un franc succès va connaitre le succès car il y a de nombreuses similitudes entre les faits écrit pas Morgan et le naufrage du Titanic. Déjà le nom, Titan et Titanic, peut-être une coïncidence, mais il y a encore plus, la vitesse des deux navires allant à 25 nœud ou encore le fait que cela soit un iceberg qui a tapé le navire du coté tribord (à droite) et pas mal d’autre similitude qui reste discutable, mais à cause de cela les lecteurs ont vus là, une prémonition du drame le plus grave de la marine.


                 
Mais loin de moi de vouloir casser toutes les croissances là-dessus, mais l’auteur avait une très bonne connaissance de la marine, il était donc facile de prévoir l’évolution des navires, sur le fait d’être sur avec des dispositifs de cloisons étanches et rapide, que cela amènerait forcement à des accidents. Une similitude qui peut être rayée de la liste est le manque de canot de sauvetage, qui déjà à l’époque de l’écriture du roman était présent. Ce qui peut encore plus valoir ces prémonitions à une bonne expérience de l’évolution maritime, est que dès le succès du roman après le naufrage du Titanic, l’auteur en profita pour changer quelques informations sur le Titan, comme poids ou la puissance du navire.

William Thomas Stead (1849-1912)
              

  Ce roman a conduit à une profonde influence dans la mémoire collective, car comment un 
navire flambant neuf a pu couler en seulement trois heures. Beaucoup de légendes et de théorie en on découler. Mais seul ce genre de roman a pu paraitre avant le naufrage du Titanic, oui car un autre personnage avait évoqués des points commun à cette catastrophe maritime, William Thomas Stead qui en 1886 à rédiger une nouvelle « Comment le paquebot poste sombra au milieu de l’Atlantique, par un survivant » et en 1892 il écrit « De l’ancien monde au nouveau » qui raconte le sauvetage d’un paquebot couler par un iceberg sur le Majestic, un navire de la White Star Line, il a confié par la suite être un fervent de spiritisme et consulte des médiums. Il mourra lors du naufrage du Titanic

                

 Chacun voit comme il le veut, prémonition ou non les similitudes sont assez troublantes. Dès que j’ai entendu parler de ce livre je l’ai tout de suite acheté afin de me forger mon propre opinion, je vous laisse le soin de le faire car il mérite le détour.
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ISBN: 978-2-910475-14-X   aux édtions Corsaire


4.95 / 5